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Coraline Foveau : Après deux ans d’errance médicale, elle ressort la tête de l’eau

by Ruben Dias
26 février 2026
in Championnes
Coraline Foveau : Après deux ans d’errance médicale, elle ressort la tête de l’eau
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Deux ans d’une douleur qui crépite dans le crâne comme une braise qu’on n’arrive plus à souffler, et la sensation étrange de perdre lentement la maîtrise de sa propre vie. Coraline Foveau, 26 ans, sportive de haut niveau en planche à voile dans les vagues, raconte comment une commotion cérébrale passée inaperçue a fissuré son existence. De la compétition mondiale à la chaise d’une salle de kiné, elle traverse un labyrinthe médical où rien n’est simple, où tout prend du temps, et où il faut surtout tenir debout, même vacillante. PAR RUBEN DIAS. Extrait du WOMEN SPORTS N°39.

« J’ai eu l’impression que mon cerveau s’était mis en grève. » En juillet 2023, Coraline Foveau est en pleine progression. Sportive de haut niveau en planche à voile, l’eau tourne autour de sa vie depuis dix ans. Troisième mondiale l’année précédente. Six podiums internationaux. Une trajectoire droite, pour une fille qui visait les sommets. Mais à vouloir voler trop près du soleil, on risque de se brûler les ailes. Alors qu’elle traîne une entorse à la cheville, la jeune femme est bien présente pour les quarts de finale de la Coupe du Monde à Gran Canaria. « Mon objectif était de me surpasser. Je ne peux pas affirmer que c’est lié à la suite mais…» C’est là que tout bascule.

Un salto avant mal réceptionné. Un terrible choc la tête. Le noir. « Je n’ai aucun souvenir de l’accident. Pas des trois heures qui ont suivi non plus. Comme si la bande avait été coupée. » On lui raconte qu’elle nage, parle, s’agite, mais qu’elle ne répond à personne. On lui raconte qu’elle ne reconnaît pas ses proches, qu’elle oublie même des événements majeurs de sa vie. « J’ai cherché ma meilleure amie décédée deux ans plus tôt. Les médecins ont dû me ré-annoncer sa mort. » Un deuxième deuil qui la hante. Elle prononce ces phrases sans pathos, a des sautes d’humeur et semble très perturbée émotionnellement.

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Le protocole médical, lui, minimise. Sur place, à l’hôpital, on lui assure qu’elle peut reprendre rapidement. On lui donne quelques recommandations : du repos, un peu de paracétamol, « sans plus », se rappelle-t-elle démunie. « J’ai compris beaucoup plus tard que tout ce que j’avais vécu correspondait à une commotion cérébrale sévère. Mais je suis repartie comme si de rien n’était. »

Cette absence de diagnostic clair ouvre deux ans de brouillard. Au début, Coraline reprend ses entraînements, persuadée que la gêne passera. « J’avais mal à la tête, mais j’étais habituée à forcer. » Elle rit doucement, presque d’elle-même. « Les sportifs ont une capacité phénoménale à ignorer les signaux rouge vif. »

Puis, petit à petit, l’invisible s’installe : « Je me réveillais le matin avec le sentiment que quelque chose ne tournait vraiment pas rond. Tout prenait plus de temps. Il me fallait des heures pour me mettre en route. Je pensais que c’était du stress, de la fatigue. Je n’avais pas d’autre grille de lecture. »

« Je ne savais même plus où chercher de l’aide »

De très longs mois que Coraline raconte péniblement. « Pendant longtemps, je n’ai pas compris ce qui m’arrivait. Je n’avais plus d’énergie. J’avais du mal à réfléchir. Incapable de retrouver le fil. »

Elle marque une pause. « Imagine que tu connaisses ton métier par cœur, et que soudain tu ne puisses plus aligner deux pensées. Tu te dis que tu deviens folle. » Ces trous, ces lenteurs, ces élancements dans la tête deviennent son quotidien. Et avec eux, l’épuisement. Un épuisement lourd, collant, qui l’oblige à renoncer, repousser, ralentir. « Je me suis retrouvée arrêtée, incapable de travailler. J’avais l’impression que mon cerveau était une pièce fermée à clé, et que j’avais perdu la clé quelque part. »

Avec la lenteur cognitive viennent les douleurs physiques. « J’avais une douleur derrière l’œil, comme un clou. Une pression constante dans la tête, des douleurs cervicales, des grosses nausées, une sensibilité à la lumière brutale, et surtout cette impression d’être… débranchée. Mon corps était fatigué en permanence. Les douleurs, elles, ne cessent jamais. Je n’avais aucun moment de répit… » La vie quotidienne devient un labyrinthe ou conduire, cuisiner, socialiser, demande un effort colossal à Coraline.

Elle consulte des kinés du sport, des ostéopathes, un hypnotiseur, des généra- listes, essaye l’acupuncture… De médecin en médecin (une quinzaine ndlr.), tout se mélange. On lui parle de douleurs cervicales isolées, de fatigue chronique, de trouble du stress post-traumatique. Per- sonne ne fait le lien. « Je ne savais même plus où chercher de l’aide. »

Son entourage doute. « On me disait que c’était le stérilet, le vaccin ou le mental. » Alors elle consulte un psychologue. « J’ai fini par me persuader que c’était peut-être moi. Que j’étais trop stressée. Que je n’étais pas assez forte. Alors qu’au fond, je savais que ça venait de ma chute. J’ai fait ce que font beaucoup de sportifs : serrer les dents, encore et encore. Mais à un moment, tu sens que ton corps ne te suit plus. »

Le point de rupture

Le point de rupture arrive un matin anodin. « Je me suis réveillée et la douleur dans ma tête était si forte que j’ai eu peur. Ce n’était pas une douleur normale. C’était comme si quelque chose compressait tout l’intérieur. »

Elle envoie des messages à des proches. Elle pleure. Elle n’en peut plus. « L’inaction devenait insupportable. Je ne pouvais plus vivre comme ça. » C’est à ce moment qu’un thérapeute repère quelque chose, un détail que personne n’avait vu : un mouvement oculaire légèrement saccadé, une difficulté à fixer un point. « Il a contacté plusieurs collègues pour moi. C’est grâce à lui que j’ai enfin trouvé une vraie piste. »

Finalement, un kiné vestibulaire la met sur la voie d’un neurologue spécialisé. Le verdict tombe : commotion cérébrale sévère. Repos neurologique strict, stimula- tion minimale, siestes et activités douces. « Je faisais des coloriages ultra simples par exemple… Des activités équivalentes à celles d’un enfant de un ou deux ans », raconte-t-elle. « C’était un soulagement, et en même temps une gifle. Pendant deux ans, j’ai erré en me disant que c’était sûrement dans ma tête. Alors oui, c’était dans ma tête, mais pas comme je le croyais. »

Remonter, chuter… et enfin la solution

Le chemin de soin se met finalement en place. Elle suit les indications à la lettre mais reste fragile. Malgré des mois, des mois et des mois de repos, les difficultés cognitives persistent : mémoire, concentration, multitâche… « J’ai rappelé ce médecin, lui ai demandé qu’on passe à la vitesse supérieure. Ça n’avait pas suffit. » Une nouvelle fois Coraline va tomber de haut. « Il m’a juste répondu ‘écoute si les six mois n’ont pas suffi, va voir un psy’. Je me suis encore sentie abandonnée. » De retour à la case départ elle se renseigne, « je voulais être certifiée handicapée ».

Elle avait quelque part accepté la situation, « j’ai communiqué sur les réseaux pour dire que ma carrière sportive était vraiment compromise, tout comme ma vie en général ». Parmi les nombreux messages qu’elle va recevoir, l’un d’entre eux attire son attention. « On me conseille de contacter un neurologue spécialisé dans les commotions cérébrales du sportif. »

Ce dernier ne perd pas de temps. Il lui conseille la photobiomodulation transcrânienne : « L’idée est d’utiliser les infrarouges pour désinflammer le cerveau. » Une séance par jour, pendant 15 jours, mais il faut rester à Paris. La Bretonne hésite. « Ton niveau cognitif actuel est au niveau d’un trisomique 21 » lui lance-t-il sans détour. « Pour une sportive de haut niveau qui a fait troisième mondiale, il y a deux ans… ça fait mal ». Elle accepte.

La reprise est lente et prudente. « Chaque tâche du quotidien, même vider le lave-vaisselle, nécessitait de longues siestes ensuite », confie-t-elle. En parallèle, grâce à cette thérapie, son cerveau commence à se régénérer. « Je peux pas te promettre un miracle, mais au minimum 30 % de retour de capacité », lui dit le neurologue. Aujourd’hui, Coraline a retrouvé 80 % de ses capacités. « Mon compagnon ne m’a jamais lâché, mon entourage m’a soutenue. Sinon j’aurais été perdue. »

Sensibiliser autour des blessures invisibles

Les mois d’errance médicale laissent des traces, mais la détermination est intacte. « Si je n’avais pas eu le soutien de mon entourage, j’aurais été perdue. » La fatigue, la douleur insoutenable, les idées noires, les frustrations… tout a défilé dans un cerveau devenu si fragile. Mais Coraline a appris à identifier les signaux d’alerte, à respecter ses limites, et à avancer pas à pas. « Step by step », répète-t-elle comme un mantra.

L’expérience transforme Coraline en militante. Elle guide des sportifs vers le bon diagnostic, partage ses contacts, et sensibilise sur la commotion cérébrale : « Tout ce qui est invisible est très peu connu. » Elle raconte avec émotion : « Beaucoup de personnes, après avoir lu mon histoire, m’ont contactée pour trouver une solution à leur souffrance. »

« La recherche de la performance, c’est bien, mais pas à n’importe quel prix. » L’entorse de sa cheville avant l’accident aurait dû être un signal d’alerte : « On n’a qu’un seul corps, une seule santé. Il faut les prendre au sérieux et parfois aban- donner la performance pour revenir plus fort. »

Un avenir tourné vers l’horizon

Le futur, Coraline l’envisage avec une conscience nouvelle. Elle ne néglige plus son corps, ses limites, ni son bien-être mental. « Cette blessure m’a servi de leçon : écouter son corps, accepter ses limites et revenir plus fort. »

Son parcours, marqué par l’échec, la douleur et la lente reconstruction, est aujourd’hui une source d’inspiration.

Cela n’empêche pas Coraline de se fixer des objectifs ambitieux : battre le record de la plus grosse vague naviguée par une femme et redevenir championne du monde. « Je veux dépasser 11 mètres, aller au-delà de ce que personne n’a fait. » Inspirante, elle reprend pied et souhaite retrouver la compétition… et un titre mondial.

Tags: Coraline FoveauWOMEN SPORTS N°39
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