L’une a troqué la raquette pour le micro, devenant la première femme à commenter une finale de Roland-Garros sur France TV. L’autre a transformé ses médailles olympiques en entreprise et en carrière de consultante. À Cannes, elles ont raconté, sans fard, ce que signifie se réinventer.
Elles n’ont pas le même sport, ni le même parcours. Mais Inès Lagdiri-Nastasi et Allison Pineau partagent quelque chose d’essentiel : la conviction que la fin d’une carrière sportive n’est pas une page qui se tourne, mais un chapitre entier qui s’ouvre. C’est ce message qu’elles ont porté avec éclat lors de la conférence Akili Mirari Talks, organisée à Cannes le 19 mai dernier dans le cadre d’Akili Mirari, l’événement signature de l’agence Akili Partners.
Inès Lagdiri-Nastasi : du court à la cabine de commentaires

Son histoire commence à Choisy-le-Roi, raquette en main dès l’âge de quatre ans. Inès Lagdiri-Nastasi grandit avec le tennis comme horizon. Elle joue en junior, touche au très haut niveau, se construit dans ce monde de discipline et de compétition. Contraint de mettre fin à sa carrière à la suite d’une blessure au dos, elle s’est ensuite naturellement tournée vers le journalisme.
Journaliste et commentatrice pour France Télévisions, elle est devenue en 2020 la première femme à commenter du tennis sur les antennes du groupe public. Puis, en 2023, elle franchit un nouveau cap historique : elle commente la finale dames de Roland-Garros, aux côtés de Mary Pierce. Une première absolue pour une femme sur France Télévisions. Depuis, elle a couvert les Jeux Olympiques de Paris 2024, le Tour de France Femmes, les Mondiaux de cyclisme. Une trajectoire fulgurante, construite sur la légitimité que seul le terrain, l’un, puis l’autre, peut conférer.
À Cannes, en animant la conférence aux côtés d’Adil Rami, elle incarnait elle-même le propos : une ancienne athlète qui a su transformer son vécu sportif en autorité journalistique, sans jamais trahir ni l’un ni l’autre.
Allison Pineau : stratège du long terme

Championne olympique, championne du monde avec l’équipe de France de handball, Allison Pineau a longtemps dû se battre pour que ses exploits sportifs dépassent les frontières de son sport. « Tu as beau avoir toutes tes médailles, si tu n’en parles pas, les gens passent à autre chose », dit-elle sans amertume, juste avec la lucidité d’une femme qui a compris très tôt les règles du jeu médiatique.
Sa réponse ? Une stratégie de long terme, construite pierre après pierre. Elle s’est entourée, a investi dans son image, a fait ses preuves. Et ça a payé. Aujourd’hui co-fondatrice de Graden, une plateforme qui recense l’ensemble des événements sportifs français et entend donner de la visibilité au sport féminin, elle est également étudiante à l’EDHEC en finance. Et consultante télé, bien sûr, un rôle dans lequel elle excelle, forte d’une culture sportive qui déborde largement du handball. « Je suis capable de parler de rugby, de foot, de tennis, de basket. Chez moi, la télé ne tourne qu’autour du sport », dit-elle avec le sourire d’une femme qui a trouvé sa voie.
Ce que le sport leur a donné
Ce qui unit ces deux femmes, au-delà de leurs parcours singuliers, c’est la conscience de ce que le sport leur a transmis : la résilience, la capacité à se relever, le sens du collectif et, surtout, la vision. « Je réfléchis toujours à long terme », confie Allison Pineau. « Une décision que je prends aujourd’hui, je me dis toujours qu’elle paiera sur le long terme. »
Des graines semées pendant des années, et qui donnent aujourd’hui leurs fruits. C’est peut-être ça, la plus belle définition de la reconversion.
Inès Lagdiri-Nastasi et Allison Pineau étaient les invitées des Akili Mirari Talks, organisés par l’agence Akili Partners à Cannes le 19 mai 2026, en partenariat avec NONA Drinks.








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