Seize ans, et déjà les Jeux olympiques. À Tokyo, Prithika Pavade découvrait la plus grande scène du monde à un âge où d’autres visent encore les titres jeunes. Gauchère, joueuse offensive, elle doit presque tout à son père, originaire comme sa mère de Pondichéry, en Inde, où il a longtemps joué à bon niveau. Premiers échanges au club du Bourget, dès le CP. Mais la suite n’a rien d’une ligne droite.
Née le 2 août 2004 à Villepinte, la joueuse de Saint-Denis TT93 a pourtant coché les étapes une à une, d’après sa fiche fédérale. Bronze par équipes à l’Euro 2021 de Cluj, premier podium européen des Bleues depuis 1962, avec au passage une victoire sur Sofia Polcanova, alors numéro 1 européenne. Championne de France en 2022 en écrasant Jia Nan Yuan 4-0. Bronze par équipes aux Mondiaux de Busan en 2024, puis une deuxième olympiade, à Paris cette fois. Elle a même pointé dans le top 20 mondial. Sauf que la dynamique s’est grippée : le classement ITTF du 21 septembre la place au 40e rang, derrière Jia Nan Yuan, 34e.
Autrement dit, le statut de numéro 1 française lui échappe. Pas de quoi paniquer à 22 ans, dans un ping tricolore où la lumière se braque presque toujours sur les frères Lebrun. Prochain rendez-vous : le China Smash à Pékin, du 1er au 11 octobre, où elle est engagée en double avec Charlotte Lutz.







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