Invaincue en seize combats, Dakota Ditcheva est la plus grande star du MMA féminin en dehors de l’UFC. Mais la Britannique est de nouveau privée de cage après s’être brisé les deux mains au PFL New York. Son parcours illustre à la fois l’essor et la fragilité du MMA féminin hors de l’organisation de Dana White.
Pour beaucoup de fans, le MMA féminin se résume à l’UFC. C’est pourtant ailleurs que se trouve l’une des combattantes les plus spectaculaires du moment. Surnommée « Dangerous », Dakota Ditcheva, 28 ans, affiche un bilan parfait de 16 victoires sans la moindre défaite, dont onze au Professional Fighters League (PFL), la principale organisation concurrente de l’UFC. Venue de la boxe thaïlandaise, la Britannique s’est imposée en remportant le tournoi PFL Europe des poids mouches en 2023, puis le tournoi mondial de la catégorie en 2024, en écrasant ses adversaires avec une puissance rare chez les femmes. Classée parmi les meilleures combattantes au monde toutes catégories confondues, elle est devenue l’un des visages du PFL, au point qu’à l’annonce du rachat de l’organisation par MVP, la structure de Jake Paul, le promoteur a tenté de la séduire en lui offrant une voiture.
Son histoire récente rappelle pourtant la fragilité de ces carrières. En juillet 2025, face à la Japonaise Sumiko Inaba, Ditcheva s’était fracturé les deux mains, ce qui l’avait tenue éloignée des cages pendant plus d’un an, un combat contre la Néerlandaise Denise Kielholtz prévu en début d’année ayant même dû être reporté. Son retour, le 31 juillet 2026 au PFL New York, s’est soldé par une nette victoire aux points face à cette même Kielholtz. Mais quelques jours plus tard, la Britannique a révélé sur sa chaîne YouTube qu’elle s’était de nouveau cassé les deux mains pendant le combat, dès le deuxième round, sans rien en dire à son coin. Elle a reconnu avoir pris le risque de ne pas se faire opérer l’année précédente, et en payer le prix. Il y a peu de chances de la revoir combattre avant 2027, alors qu’elle devait défier à son retour l’Américaine Liz Carmouche, ancienne championne du Bellator et vainqueur du tournoi 2025, avec en ligne de mire la première ceinture féminine des poids mouches du PFL.
Au-delà de Ditcheva, les organisations hors UFC sont devenues des tremplins essentiels pour les combattantes. Face à un UFC où les places sont chères, elles offrent des occasions de combattre, de se faire un nom et parfois de décrocher des ceintures. En France, où le MMA n’est légal que depuis 2020, l’Hexagone MMA a largement contribué à cette visibilité, en mettant en avant des profils venus d’autres sports, comme l’ancienne championne du monde de judo Laëtitia Blot, finaliste de Koh-Lanta, ou plus récemment l’ancienne championne de karaté Alison Canot. Reste un défi majeur, que l’exemple de Ditcheva illustre parfaitement : pour exister, les stars du MMA féminin doivent combattre régulièrement, et chaque blessure les éloigne des projecteurs à un moment où leur discipline cherche encore à s’imposer.
Source SPORT.FR





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