Dans Survivre, aux éditions Verone, Hana Kichenin livre un témoignage intime et sans détour sur les blessures laissées par un viol, l’effondrement qui peut suivre et le long chemin vers la reconstruction. En 104 pages, l’autrice transforme une expérience douloureuse en une parole de résilience, portée par une écriture à la fois brute et sensible.

Raconter l’indicible pour commencer à se reconstruire
Il y a les silences que l’on garde pour soi et ceux que l’écriture finit par briser. Dans Survivre, Hana Kichenin choisit de raconter l’après : celui du traumatisme, de la perte de repères et de l’effondrement. Sans chercher à édulcorer la violence de ce qu’elle a vécu, elle met des mots sur ce qui détruit, mais aussi sur les émotions et les étapes qui accompagnent la reconstruction. Son témoignage assume une parole directe, parfois crue, mais toujours profondément humaine.
De la blessure à la renaissance
Au fil des pages, le récit quitte progressivement le seul territoire de la souffrance pour explorer celui de la résilience. Les mots deviennent alors un moyen de panser les blessures et de retrouver un chemin vers soi. Hana Kichenin raconte cette renaissance sans prétendre effacer le passé : il s’agit plutôt d’apprendre à avancer avec lui, de retrouver de la lumière après une période marquée par l’obscurité et de reconquérir peu à peu sa propre vie.
Avec Survivre, l’autrice signe ainsi un témoignage puissant sur la capacité à se relever après un traumatisme. Sa plume, à la fois élégante et sans concession, donne à ce récit une dimension universelle : celle d’un parcours où la parole, après le silence, peut devenir une force. Un livre difficile mais profondément tourné vers l’espoir, qui raconte moins ce qui a été perdu que la possibilité, toujours, de se reconstruire.











![[LE SAVIEZ-VOUS ?] Quels sont les sports mixtes ?](https://www.womensports.fr/wp-content/uploads/2018/07/Capture-d’écran-2018-07-31-à-20.07.05.png)




