Cyclotourisme : des pistes de rando-vélo éblouissantes

Nous avons recherché un moyen de profiter au mieux des richesses de nos contrées légendaires ou plus se­crètes. On s’est alors tourné vers la rando-vélo. Un tou­risme durable qui fait légion. Et ce n’est pas nous, chez Women Sports, qui allons dire le contraire ! Le cyclotourisme, ce sont des va­cances qui bougent, pour ceux qui en ont dans les mol­lets et dans la tête. Voici de quoi vous aider à réfléchir à votre destination et son par­cours, grâce à quelques pistes triées sur le volet par nos soins. Preuves par 4 que le vélo est bel et bien capable de nous transporter. A l’aventure !
Par Léa Borie
Extrait du magazine WOMEN SPORTS N°23 d’octobre-novembre-décembre 2021

Longer l’océan à vélo

Le Canal des 2 Mers à vélo® s’étale sur 7 départements, de Royan à Sète, sur 750 km. On a choisi de vous pro­poser un viron au début du parcours, le point le plus haut sur la carte, éten­du sur une centaine de kilomètres entre Royan et Blaye, en passant par Mortagne-sur-Gironde. Le départ se fait après le port de Royan, avec une première étape sur piste cyclable om­bragée qui borde la plage de la Grande Conche de l’Atlantique. Le vélo se re­trouve en bord de falaise, et vous avec, sur un itinéraire balisé qui l’emmène sur de grandes étendues de marais bordées par les collines. Le parcours en cyclotourisme vous fait quitter la Charente-Maritime pour rejoindre la Gironde, par une voie verte aménagée qui vous permet de traverser l’estuaire…

Sur la route des grands lacs entre seine et aube

Vous voici ici partis pour une cinquantaine de kilomètres à tra­vers champs, lacs et forêts, pour un parcours nature en voies vertes. Les plus gourmands pourront se lancer sur un aller-re­tour via un parcours tout à fait abordable. Départ depuis Saint- Julien-les-Villas, au sud de Troyes, à Port-Dienville, au bord du lac Amance, la Vélovoie c’est aussi des chemins en bord de plages et des pontons en bois qui enjambent des mares fores­tières. De quoi explorer l’Aube hors des sentiers battus et voir le lac d’Orient sous toutes les coutures.

Aller rencontrer la grosse Bête en petite reine

En nous plongeant dans l’ouvrage « À vélo, 50 itinéraires pour pédaler le nez au vent », d’Olivier Godin, on découvre quelques pépites. On a voulu vous parler de l’une d’entre elles, qui nous a intrigué. Vous sou­venez-vous du film « Le Pacte des loups » ? Nous voici plongés dans l’excursion nommée « Qui a peur du grand méchant loup ? Sur les traces de la bête du Gévaudan ». 284 km sur 5 jours pour cyclistes confirmés afin de s’enfoncer dans l’ancien pays du Gévaudan, entre Haute-Loire et Lozère. Au départ du Puy-en-Velay, en passant par Saint-Alban-sur-Limagnole et Saugues, avant de revenir au Puy, on y traverse un haut lieu de la Résistance. Il y a même près de l’arrivée un musée consacré à la Bête… Quel cyclotourisme ! Alors, même pas peur ?

Une boucle à travers les frontières

Les Itinéraires cyclables Alsace à vélo nous emmènent sur une boucle 3 pays, pour 195 km riches entre France, Suisse et Alle­magne. L’histoire démarre à Mulhouse, du Rhône au Rhin, pour arriver à la capitale du Sundgau, Altkirch. Puis, direction la Suisse médiévale, canton de Bâle. La boucle monte ensuite direction Rheinfelden. Avant de rentrer en France, à Bantzenheim, et de finir, en quelques coups de pédales, par regagner le point de départ.

Derniers conseils avant d’enfourcher votre petite reine

Alors bien sûr, on peut se laisser surprendre, comme nous le lisons dans « Réenchantons le vélo, Pour une mobilité libre et joyeuse », de Priscilla Parard, Editions Terre vivante, paru en juin dernier.

« Tout se fait pendant le voyage : dans chaque ville ou étape, Pierre prépare le trajet de l’étape suivante, en étudiant les cartes, les reliefs, les vents. » On lit aussi l’avis de Pascale : « Pour un grand voyage, l’itinéraire est défini de manière très vague, car il change facilement au gré des rencontres, des informations collectées en route… (…) Pour Odette et Jean, la planification s’effectue en amont, avec des cartes routières, en privilégiant les petites routes peu fréquentées, mais adaptées à leurs pneus fin de vélos de route, avec des intérêts paysagers ».

À très vite sur les routes de France et d’ailleurs !


Quitter la version mobile