Longtemps cantonnées aux marges des virages, les supportrices du PSG gagnent du terrain chez les ultras. À Budapest, pour la finale de Ligue des champions, elles formaient déjà jusqu’à un cinquième du noyau dur parisien.
On les imaginait spectatrices discrètes, reléguées au second rang. On avait tort. Dans les travées du Collectif Ultras Paris, les femmes ne se contentent plus de suivre le mouvement : elles chantent, elles organisent, elles s’imposent. En voilà une évolution qui va faire parler. Car le virage ce territoire longtemps verrouillé par les codes masculins s’ouvre. Lentement (très lentement, diront certaines), mais sûrement.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les observations relevées à Budapest lors de la finale de Ligue des champions, les femmes composaient entre 10 et 20 % des ultras parisiens présents dans le stade. Coup de théâtre ? Pas vraiment. Plutôt l’aboutissement discret d’un mouvement de fond. Et pour accompagner cette présence grandissante, le CUP n’est pas resté les bras croisés : ateliers de sensibilisation, QR codes de protection… Autant de dispositifs pensés pour sécuriser celles qui osent franchir le pas et rejoindre les rangs.
Reste que tout n’est pas gagné, loin de là. Les postes les plus exposés à commencer par celui de capo, ce chef d’orchestre qui galvanise toute une tribune demeurent l’apanage des hommes. Pour beaucoup de supportrices, la pilule est dure à avaler. Le feuilleton, lui, continue. Mais une chose semble désormais actée : dans les virages parisiens, de Paris jusqu’à Budapest, la place des femmes ne cessera plus de grandir. Le vestiaire, comme les tribunes, devra s’y faire.
Source SPORT.FR



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