Quatre ans. C’est la sanction, lourde, qui vient de tomber sur Marketa Vondrousova, sacrée à Wimbledon en 2023 et ancienne 6e mondiale. Le motif ? Un refus de contrôle antidopage. L’annonce a été faite lundi par l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (Itia).
Un tribunal indépendant a retenu la peine maximale prévue par les textes. La logique est implacable : refuser de se soumettre à un test équivaut, aux yeux de l’instance, à un contrôle positif. « On ne peut pas avoir un système où une joueuse est moins sanctionnée parce qu’elle refuse de se prêter au contrôle », a justifié Karen Moorhouse, directrice générale de l’Itia, qui souligne la rareté de ce genre de cas.
Retour sur les faits. Le 3 décembre 2025, vers 20 heures, une agente se présente au domicile de la Tchèque pour un contrôle hors compétition. La joueuse refuse. Elle invoque le stress, des difficultés de santé mentale, des craintes pour sa sécurité. En avril, sur les réseaux sociaux, elle évoquait une contrôleuse ayant frappé « tard le soir sans s’identifier clairement ». Version aussitôt démentie par l’Itia, qui rappelle que les tests sont possibles entre 5h et 22h. Le tribunal, lui, n’a vu là « aucune justification convaincante ».
Le tennis n’en est pourtant pas à sa première secousse. Sinner, Halep, Swiatek… autant de noms qui ont alimenté la chronique antidopage ces dernières années. Mais jamais une suspension d’une telle durée n’avait été infligée. Coup dur, donc, pour celle qui avait créé la sensation à Londres face à Ons Jabeur, classée 42e à l’entame du tournoi.
Aujourd’hui 122e, éloignée des courts depuis janvier, Vondrousova peut encore faire appel — son avocat l’a confirmé à l’AFP. La suspension, elle, court jusqu’au 21 juin 2030.
Source SPORT.FR
