Handball – La Ligue relance le suspense avec le retour tant attendu des play-offs

Ligue féminine de handball - illustration (Photo by Baptiste Fernandez/Icon Sport)

Rarement une réforme de calendrier aura autant fait parler avant même le coup d’envoi. La Ligue féminine de handball tourne la page d’un système jugé trop prévisible : dès samedi, la formule des phases finales fait son grand retour, après quatre saisons passées aux oubliettes.

Le constat était sans appel. Ces dernières années, Brest et Metz réglaient leurs comptes dès le mois de février, condamnant la fin de saison à une simple formalité. « La fin avait très peu de saveur », résume Thierry Weizman, président du club mosellan. Cette fois, ça sent le changement.

Concrètement, la compétition se jouera d’abord sur une phase régulière resserrée à douze équipes, contre quatorze auparavant. Viendront ensuite des demi-finales puis des finales aller-retour, à tous les étages du classement : le titre pour le top 4, une place européenne pour les équipes classées de la 5e à la 8e position, le maintien pour les quatre dernières.

Cléopatre Darleux, ex-gardienne brestoise devenue directrice sportive, y voit une aubaine, ou plutôt une occasion en or de faire souffler un vent nouveau sur la compétition, notamment pour les jeunes du centre de formation.

Reste un défi de taille pour les clubs engagés sur plusieurs fronts européens : gérer la fatigue physique sans sacrifier l’ambition. Clément Alcacer, entraîneur de Dijon, vainqueur de la Ligue européenne, ne s’y trompe pas : viser une place dans le top 4 devient presque une obligation, terminer cinquième relevant désormais du pari risqué.

Metz, sacré en Ligue des champions mais privé du titre national, visera cette saison un impossible triplé. En face, Brest, sous la houlette de son nouvel entraîneur slovaque Tomas Hlavaty, entend bien défendre sa couronne. Le vestiaire, lui, n’attend qu’une chose : en découdre.

Source SPORT.FR

Quitter la version mobile