Vice-championne olympique de super-G le 12 février dernier à Cortina d’Ampezzo, seulement devancée par l’Italienne Federica Brignone, Romane Miradoli retrouve le rythme de la Coupe du monde sur la piste Àliga, à Soldeu, en Andorre.
« C’est dur de se remettre en route après les Jeux »
L’enchaînement entre les Jeux olympiques et la Coupe du monde est souvent décrit comme un moment charnière, mentalement et physiquement délicat. La Haut-Savoyarde ne le cache pas : « C’est sûr, c’est dur de se remettre en route après les Jeux, j’ai eu du mal à vraiment me re-concentrer dès le premier entraînement. Mais finalement j’ai réussi à mettre la bonne énergie aujourd’hui lors de la première course de descente. Je suis contente d’avoir réussi à switcher, malgré une douzième place, j’étais dans le ton aujourd’hui. »
Une capacité à « switcher » qui s’est confirmée avec ce top 10 en super-G. Si la médaille olympique représente un sommet, elle n’est pas une fin en soi.
« Les Jeux, c’était le plus gros objectif… mais une étape »
Être médaillée olympique change le regard extérieur. Pourtant, Miradoli assure que ce nouveau statut ne l’alourdit pas, bien au contraire : « J’aurais plutôt tendance à dire que ça enlève de la pression, parce que c’était le plus gros objectif de la saison. Après ça restait une étape dans la saison de Coupe du monde. On a plein de belles courses à aller chercher. »
Elle évoque davantage un défi intérieur qu’une pression extérieure : « Je dirais que sur les courses qui viennent il y a un challenge entre moi et moi de pouvoir répondre présente également face à mes concurrentes qui mettent toujours la barre très haute. »
Pas de calcul dans la course au Globe
Dans un hiver marqué par l’absence de certaines grandes figures du circuit, l’étape de Grandvalira aurait pu apparaître comme une opportunité stratégique dans la course au Globe de cristal. Mais la Française refuse de se projeter trop loin : « Non ce n’est pas quelque chose à laquelle je pensais. Il faut savoir donner son 100 %, réussir à être la meilleure version de soi-même sur toutes les courses. Avec, ou sans les favorites. »
Une philosophie centrée sur la performance pure, indépendamment du contexte.
« Faire son ski » sur l’Àliga
Sur la piste Àliga, réputée pour sa vitesse et son engagement, la clé du très haut niveau tient dans un subtil équilibre. Miradoli le résume avec lucidité : « Je pense que c’est un mélange de tout ça. Justement, réussir à jouer devant, c’est faire son ski. Mettre l’engagement qu’il faut, prendre des risques contrôlés et à la fois gérer ses émotions. C’est un cocktail de tout ça qu’il faut savoir gérer. Aujourd’hui j’ai le bon état d’esprit, il faut réussir à tout libérer. »
À Soldeu, la Française confirme donc ses ambitions : les Jeux étaient un sommet, mais la saison est loin d’être terminée. Et dans un super-G plus ouvert que jamais, Romane Miradoli entend bien continuer à jouer les premiers rôle, avec engagement, maîtrise et liberté.
