Passée du Figaro à l’un des IMOCA les plus performants du circuit en seulement cinq ans de course au large, Elodie Bonafous s’apprête à vivre sa toute première transatlantique en solitaire lors de la Route du Rhum. Un défi qu’elle aborde avec un regard bien différent de celui qu’elle avait en début de saison.
Bretonne installée à Port-la-Forêt depuis cinq ans, Elodie Bonafous navigue sur l’IMOCA Association Petits Princes – Quéguiner, un sistership du bateau qui a porté Charlie Dalin à la victoire lors du Vendée Globe 2024. Une progression fulgurante pour cette ancienne navigatrice du circuit Figaro, qui confiait récemment avoir bénéficié d’une bonne étoile pour concrétiser un tel projet aussi vite. Cette saison, la skippeuse de 30 ans a connu son baptême des hautes latitudes lors de la Vendée Arctique, où elle a terminé quatrième d’une épreuve souvent décrite dans le milieu comme un condensé du Vendée Globe.
Après une pause estivale méritée consacrée à couper complètement avec la course, Elodie Bonafous et son équipe ont profité de l’été pour réviser en profondeur le bateau et préparer la dernière ligne droite de la saison, entre nouvelle garde-robe de voiles et ajustements ergonomiques, dont un siège de veille moulé sur mesure. Avant-dernière étape de cette préparation, le Défi Azimut à Lorient lui a permis de retrouver le rythme de la compétition aux côtés de quatorze autres IMOCA. « On ressort avec un bateau bien révisé, bien entretenu », résumait-elle à l’issue de ce rendez-vous, présenté comme une course de validation plutôt qu’un objectif sportif en soi.
Reste désormais le grand rendez-vous : la Route du Rhum marquera sa troisième traversée de l’Atlantique à bord d’un IMOCA, mais la toute première en solitaire, après une première expérience en double lors de la Transat Café l’Or aux côtés du vétéran Yann Éliès. Une échéance qu’elle aborde avec une confiance nouvelle, forgée par les milles accumulés en solo cette saison, qui lui ont permis de mieux connaître les limites de son bateau et d’assumer plus sereinement ses propres choix lorsque les conditions se durcissent. Elle a par ailleurs déjà annoncé son objectif suivant : disputer le Vendée Globe 2028.
Source SPORT.FR
