Décidément, mieux vaut éviter d’être tête de série cette quinzaine porte d’Auteuil. Après les sorties retentissantes de Jannik Sinner jeudi et de Novak Djokovic vendredi, ce sont deux Américaines du top 10 qui ont rendu les armes samedi : la tenante du titre Coco Gauff (4e) et Amanda Anisimova (6e). Le jeu de massacre, lui, ne faiblit pas.
Gauff, d’abord. Lauréate de l’US Open 2023 et reine sortante du Central, l’Américaine a été foudroyée — au sens propre, ou presque, à l’heure où les orages menaçaient Paris — par l’Autrichienne d’origine russe Anastasia Potapova (30e), 4-6, 7-6 (7/1), 6-3. Une élimination dès le troisième tour qui vient s’ajouter à un premier tour avalé à Wimbledon et à des huitièmes ratés lors du dernier US Open. La constance, son grand chantier de la saison ? À revoir.
Un peu plus tôt, autre coup de tonnerre. De retour de blessure et enrhumée, Anisimova s’est inclinée face à la Française Diane Parry, 6-3, 4-6, 7-6 (10/3). À 23 ans, la Tricolore décroche son tout premier huitième en Grand Chelem, portée par un Chatrier en fusion scandant « Ici, c’est Parry ». Clin d’œil parfait : elle s’est présentée en conférence vêtue d’un maillot du PSG floqué à son nom, soir de finale de Ligue des champions oblige. Un 2/2, elle en rêve à voix haute.
Côté masculin, la pépite tricolore Moïse Kouame (17 ans, 318e), révélation du tournoi, a fini par céder face au Chilien Alejandro Tabilo (36e). Dommage. Mais le marathonien du jour s’appelle Juan Manuel Cerundolo (56e) : le bourreau de Sinner a écœuré l’Espagnol Martin Landaluce au terme de 5h58 de combat — ou plutôt de souffrance partagée —, troisième match le plus long de l’ère Open. Matteo Berrettini, lui, a eu besoin de cinq sets et 5h13 pour passer.
Chez les dames, peu de suspense en haut de l’affiche. Aryna Sabalenka, N.1 mondiale, a balayé Daria Kasatkina (6-0, 7-5) et retrouvera Naomi Osaka, accrochée près de trois heures avant d’écarter Iva Jovic. La Bélarusse promet de tout donner pour aller au bout. Le verdict, lundi.
Une chose est sûre : à ce rythme, le tableau parisien n’a pas fini de surprendre. Et personne, vraiment, ne l’avait vu venir.
Source SPORT.FR
