Dans La voie devant soi aux éditions Paulsen, Nina Caprez livre un récit autobiographique intime et lumineux. Figure majeure de l’escalade mondiale, la grimpeuse suisse revient sur son parcours, de son enfance marquée par la disparition précoce de son père à sa passion dévorante pour les falaises et les grandes voies. Portée par l’intensité de la compétition et plusieurs victoires en Coupe du monde, elle a longtemps vécu dans une quête permanente de performance, jusqu’à atteindre l’un des moments charnières de sa vie.
En 2019, à 33 ans, la grimpeuse se lance dans l’ascension libre du mythique El Capitan, dans la vallée de Yosemite Valley. À quelques mouvements du sommet de la célèbre voie du Nose, son pied ripe et l’exploit lui échappe. Cet instant, qui semblait d’abord être un effondrement, devient un électrochoc. Dans ce livre, préfacé par Lynn Hill, pionnière de l’escalade libre sur cette même paroi, Nina Caprez raconte comment cet échec l’a amenée à remettre en question sa relation à la performance et à imaginer une autre trajectoire.
Entre maternité et redéfinition de soi
Au fil des pages, l’athlète explore aussi un autre sommet : celui de la maternité. Entre la naissance de ses deux filles, la rencontre avec son compagnon et la redécouverte de son corps, elle raconte une transformation profonde. Plus qu’un récit sportif, La voie devant soi devient une réflexion sur la vulnérabilité, les choix de vie et la capacité à se réinventer. Une histoire de bascule et de liberté, où tomber peut parfois ouvrir le chemin le plus juste.
