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PyeongChang 2018 : Tout ce qu’il faut savoir sur les JO d’hiver

Ici, toutes les informations pratiques sur les Jeux Olympiques d’hiver 2018. 

Par Floriane Cantoro
Extrait du magazine Women Sports N°7 Spécial hiver – Janvier/Février/Mars 2018. DOSSIER PYEONGCHANG 2018 : Chloé Trespeuch nous sert de guide dans ce voyage vers les JO à venir. 

ZOOM

La 23ème édition des Jeux Olympiques d’hiver se tiendra du 9 au 25 février 2018 à PyeongChang, dans la province de Gangwon en Corée du Sud. Cette petite ville de montagne, située à 180 km à l’Est de Séoul, a obtenu l’organisation des JO le 6 juillet 2011, après deux tentatives vaines (2010 et 2014). La Corée du Sud accueillera ses premiers Jeux Olympiques d’hiver, 30 ans après les Jeux Olympiques d’été de Séoul en 1988.

LES JEUX SERONT RÉPARTIS SUR TROIS SITES : PyeongChang recevra les cérémonies d’ouverture et de clôture de l’événément ainsi que la plupart des épreuves de sports de neige, tandis que les sports de glace et les épreuves de descente du ski alpin se joueront respectivement à Gangneung et à Jeongseon.

LES JEUX ACCUEILLERONT 2 900 ATHLÈTES 
Ils comprendront pas moins de 102 épreuves (50 masculines, 44 féminines et 8 mixtes) pour 15 disciplines : 7 en sports de neige (biathlon, combiné nordique, saut à ski, ski acrobatique, ski alpin, ski de fond et snowboard), 5 en sports de glace (curling, hockey sur glace, patinage artistique, patinage de vitesse et short-track) et 3 en sports de glisse (bobsleigh, luge et skeleton).

Martin Fourcade (FRA). Drapeau Francais

Martin Fourcade succède à Jason Lamy-Chappuis. Photo DR/.

MARTIN FOURCADE, PORTE-DRAPEAU DU CLAN TRICOLORE À PYEONGCHANG 
Le biathlète Martin Fourcade, 29 ans, double champion olympique, six fois vainqueur du classement général de la Coupe du monde et 11 fois champion du monde entre 2011 et 2017, sera le porte-drapeau de la délégation française à PyeongChang. Il succède au multiple champion de combiné nordique Jason Lamy-Chappuis, qui avait conduit le Team France à Sotchi en 2014.

LE SAVIEZ-VOUS ?
On ne compte que 8 femmes parmi les 46 porte-drapeaux français ayant conduit la délégation tricolore lors des cérémonies d’ouverture des Jeux Olympiques : 3 pour les JO d’été et 5 pour les JO d’hiver. La première femme choisie pour représenter le sport français a été la nageuse Christine Caron, en 1968 à Mexico. Ont suivi: Danielle Debernard (ski alpin, Innsbruck 1976), Fabienne Serrat (ski alpin, Lake Placid 1980), Catherine Quittet (ski alpin, Calgary 1988), Anne Briand (biathlon, Lillehammer 1994), Marie-José Pérec (athlétisme, Atlanta 1996), Carole Montillet (ski alpin, Salt Lake City 2002) et enfin notre ministre des Sports actuelle, Laura Flessel (escrime, Londres 2012).

MASCOTTE : SOOHORANG, LE TIGRE BLANC
Soohorang, la mascotte des Jeux Olympiques de PyeongChang 2018, est un tigre blanc, animal considéré comme un gardien en République de Corée. Elle tire son nom de l’association de deux mots : « Sooho », qui signifie « protection » en coréen et « Rang », dérivé de « ho-rang-I » pour « tigre », qui apparaît également à la fin de la chanson « Jeong-seon A-ri- rang », un son folk traditionnel de la province de Gangwon où se tiendront les Jeux.

Soohorang, le tigre blanc des Jeux Olympiques avec Bandabi, l'ours noir des Jeux Paralympiques.

Soohorang, le tigre blanc des Jeux Olympiques avec Bandabi, l’ours noir des Jeux Paralympiques.

LE LOGO DES JEUX
Il s’inspire de deux lettres de l’alphabet coréen stylisées ; il s’agit de deux lettres du mot PyeongChang. L’une, qui ressemble à un carré, exprime l’harmonie entre le ciel, la terre et les Hommes ; l’autre, en forme d’étoile, fait référence à la neige, la glace et aux athlètes des sports d’hiver, les « étoiles ».

Logo des Jeux Olympiques de PyeongChang 2018, représentant

Logo des Jeux Olympiques de PyeongChang 2018.

 

 

Chloé Trespeuch Vignette

« C’EST DE LOIN LE PLUS BEAU SOUVENIR DE MA CARRIÈRE » 

Souvenirs de Sotchi 2014 :« J’avais 19 ans et c’était mes premiers Jeux. J’y allais certes avec un objectif de médaille mais sans pression. Je me disais que j’étais jeune et que j’avais encore pas mal d’années devant moi pour accrocher une médaille olympique. ».

L’ambiance ?

« C’est vraiment génial parce qu’on est mélangé avec tous les athlètes français qu’on croise rarement le reste de l’année. On est tous là pour la même chose : ramener des médailles à la France. C’est moins individuel qu’une Coupe du monde. On sait qu’en cas de doutes ou de pression, on peut compter sur les plus expérimentés, toujours prêts à partager leurs expériences. Cette année, ce sera peut-être à moi de transmettre. Si les plus jeunes de l’équipe de France viennent me poser des questions, j’y répondrai bien sûr avec plaisir. J’en ai profité donc ce sera à mon tour de donner ça aux autres. »

La course ? 

« Il y avait toute ma famille en bas et à chaque run, je les entendais crier « Chloé Trespeuch, Chloé Trespeuch ! ». Ça m’a vraiment portée et amené une énergie supplémentaire. Partager ce moment avec tous les gens que j’aime, l’équipe de France, c’était génial. C’est de loin le plus beau souvenir de ma carrière ! »

L’après JO ? 

« Au retour de Sotchi, j’ai atterri à Paris et j’ai fait la tournée des médias. C’était nouveau pour moi parce que j’étais très jeune et que le snowboard n’est pas hyper médiatisé le reste du temps. J’ai profité à fond de ce moment puis je suis rapidement retournée à l’entraînement pour finir la saison. J’ai repris ma vie exactement comme elle était avant. Pas grand chose n’a changé finalement. Si ce n’est que ça facilite pour trouver des sponsors et des partenaires ; une médaille aux JO, c’est quand même une belle ligne sur le CV ! »

Qu’est devenue ta planche de Sotchi ? 

« Pour le moment, j’ai un petit appartement mais quand j’aurai plus de place, je l’accrocherai peut-être au mur. Esthétiquement, elle est toute simple ; les autocollants sont interdits aux Jeux. Mais elle est allée très vite le 16 février 2014. »