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Amélie Mauresmo renonce aux Bleus pour entraîner Lucas Pouille

L’ancienne championne de tennis française Amélie Mauresmo a renoncé jeudi au capitanat de l’équipe de France de Coupe Davis qu’elle devait endosser à partir de 2019 pour devenir l’entraîneur du Français Lucas Pouille, actuellement 32e au classement ATP.

En juin dernier, la Fédération française de tennis (FFT) avait annoncé une grande nouvelle : Amélie Mauresmo allait succéder à Yannick Noah au poste de capitaine de l’équipe de France en Coupe Davis à partir de 2019. Une première pour une femme dans l’histoire du tennis tricolore !

Seulement voila, Mauresmo a depuis revu sa copie. Jeudi, la FFT a en effet annoncé via un communiqué que l’ancienne N.1 mondiale ne serait finalement pas la capitaine des Bleus, conséquence de son choix d’entraîner le Français Lucas Pouille la saison prochaine. Si la FFT « soutient et encourage ce projet qui sert les intérêts du tennis français », elle s’est mise sans tarder en quête d’un successeur et a donné pour mission à son Directeur technique national Pierre Cherret de « proposer un nouveau capitaine ».

Capitaine des Bleues et coach d’Andy Murray

En choisissant Amélie Mauresmo pour rejoindre son staff en remplacement de son entraîneur depuis de nombreuses années Emmanuel Planque, Lucas Pouille (24 ans) s’entoure de la joueuse au palmarès le plus prestigieux du tennis français dans l’ère moderne. Elle a remporté 25 titres en simple sur le circuit WTA, dont deux en Grand Chelem (Open d’Australie et Wimbledon 2006) et un titre en Fed Cup en 2003. Elle est également la seule joueuse Française à avoir occupé la place de N.1 mondiale (39 semaines entre 2004 et 2006).

Mais Amélie Mauresmo c’est aussi une solide expérience en matière de coaching. Elle s’est d’abord formée en rejoignant l’équipe de la biélorusse Victoria Azarenka en 2012, alors N.1 mondiale, en tant que conseillère. Elle a ensuite été nommée capitaine de l’équipe de France féminine (2012-2016) qu’elle a conduite jusqu’en finale de la Fed Cup en 2016. Elle a en outre l’expérience de près de deux ans passés aux côtés d’un membre du « Big Four », le Britannique Andy Murray, entre juin 2014 et mai 2016.

La réforme de la Coupe Davis en cause ?

Pouille espère que l’ex-capitaine des Bleues l’aidera « à passer un nouveau cap dans sa carrière », un peu au point mort depuis quelques mois. Après être brièvement entré dans le top 10 en mars dernier, le Nordiste de 24 ans n’a fait que dégringoler jusqu’à occuper aujourd’hui la 32e place mondiale, 4e au niveau national (derrière Gasquet, Monfils et Simon).

Si le défi sportif est séduisant pour une championne comme Amélie Mauresmo, la réforme de la Coupe Davis n’est peut-être pas non plus étrangère à son revirement. Quand la Fédération internationale de tennis l’a adoptée cet été, la Française n’avait pas caché sa désillusion : « Je suis déçue, triste et même choquée de la décision de l’IFT. J’étais persuadée, naïvement je l’admets, que le sport, la tradition ou encore l’âme de la Coupe Davis allaient prévaloir sur tout le reste », s’était-elle désolée.

Pour rappel, la Coupe Davis, qui se déroulait depuis plus d’un centenaire en quatre week-ends de trois jours étalés sur l’année (février, avril, septembre et novembre), prendra désormais la forme d’un tournoi qui se jouera en une phase finale raccourcie regroupant 18 équipes, disputée sur terrain neutre et sur une semaine en novembre pour clôturer la saison.