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Sport et grossesse : les activités physiques à privilégier

Cette semaine, on dédie nos conseils aux femmes enceintes ET sportives en évoquant ensemble les grands principes du sport pendant la grossesse, rappelant que sport & grossesse, loin d’être incompatibles, peuvent faire bon ménage, à condition de doser ses efforts. Pour démarrer, on vous parle des sports à privilégier avec Anaïs Badon.

Chiropracteur yoga & pilates sur Paris, Anaïs Badon axe son travail autour de la posture et du système nerveux. Elle nous donne ses conseils sur les pratiques sportives à adopter.

  • LE SPORT EN PRÉVENTIF

La bonne hygiène de vie est à mettre en place avant d’être enceinte. Certains mouvements sont à limiter même avant grossesse, abdominaux type crunchs – travail des grands droits qui renferment d’un point de vue postural.
Mieux vaut privilégier les muscles profonds, le transverse qui maintient le buste. Par ailleurs, le running peut avoir un impact sur des articulations fragiles et le périnée. Pour équilibrer, les sports asymétriques (tennis, golf) doivent être complétés de symétrie (natation, yoga, pilates).

  • LES PRATIQUES LES PLUS BÉNÉFIQUES

La grossesse n’est pas une maladie ! C’est une période de grands changements hormonal, physique, psychique… Le bassin est la clé de la posture pour éviter des soucis des ligaments intra-utérins avec impact sur la posture du bébé. Il faut s’assurer qu’il n’y a pas d’interférence du système nerveux sur les organes et une bonne stabilité du bassin. Une torsion au niveau de ce dernier (le bassin) peut entraîner des compensations posturales.

C’est pourquoi en chiropractie, on recommande des activités qui demandent de se centrer sur soi et de travailler au maximum symétrie et stabilité du bassin pour apprivoiser ces changements, contribuant au bien-être sans passer par une phase médicamenteuse.
Le yoga se concentre sur les vertèbres, les articulations et la mobilisation générale.
Le pilates offre une bonne stabilité du bassin et muscle en profondeur.
La marche sollicite différents muscles qui stabilisent la posture, travaillent la coordination, stimulent et oxygènent le cerveau. La mobilisation des côtes ouvre le diaphragme, seul endroit où on peut gagner où on peut gagner de l’espace en fin de grossesse.
On compte aussi sur la natation, le  stott pilates, le fly yoga ou encore le stretching.

Il est important de rester dans une pratique personnalisée car chaque femme enceinte a des ressentis différents. D’où l’intérêt d’un travail en réseau pour un meilleur encadrement, sans pour autant se culpabiliser si l’activité physique demande trop d’effort.

  • LES PRATIQUES LES PLUS DANGEREUSES

Toute pratique avec saut, impact, déséquilibre, risque de chutes, pression sur périnée ou articulations n’est pas recommandée : running, sports de combat, équitation, sports de ballon avec contact physique, ainsi que la plongée sous-marine à cause de la pression thoracique et abdominale.

LES RISQUES ENCOURUS
Une mauvaise pratique peut entraîner des complications : ouverture du col prématurée, décollement au niveau du placenta ou d’autres contraintes intra-utérines. La pratique en asymétrie peut mettre le bébé en torsion.
D’un angle chiropratique, on axe sur la prévention pour un accouchement serein car la santé de l’enfant dépend de la manière dont il est né et dont il a été porté.

  • UN CONSEIL PRIMORDIAL DE DERNIÈRE MINUTE ?

Pour soulager son dos au quotidien, ne pas rester plus d’½h dans la même position. Un plus pour toute la posture !

Remerciements à Anaïs Badon: Chiropractic & Yoga