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Roland-Garros veut instaurer un « code vestimentaire »

Les Internationaux de France de tennis ont trouvé le moyen de faire parler d’eux entre deux éditions. Guy Forget, directeur de Roland-Garros, veut instaurer un « code vestimentaire » pour les joueurs et les joueuses comme à Wimbledon.

L’ancien champion annonce dans un entretien à L’Équipe qu’un « code vestimentaire » sera mis en place pour le tournoi. Les tenues seront réglementées. Mais comment ? Sans entrer dans les détails, Guy Forget assure que ce code sera « plus souple qu’à Wimbledon ». À Londres, seul le blanc est toléré. « On ne souhaite pas du tout devenir des ayatollahs (…) Mais on a entamé une réflexion », explique Forget. Il estime que le règlement « laisse la porte ouverte à toutes les fantaisies. Il dit simplement que le joueur doit se présenter dans une tenue de tennis. Beaucoup de passionnés du jeu estiment que certains joueurs vont trop loin ». Adieu le short donc le short en jean d’Andre Agassi ?

Serena Williams : « Ce n’est pas quelque chose de grave »

Pour expliquer cette décision, il s’appuie sur la rénovation en cours du stade du tournoi de Roland-Garros, qui aura un « code couleur » pour « dégager une cohérence ». La tenue des joueurs, des arbitres, des juges de lignes et de ramasseurs de balles doit s’inscrire dans cette « cohérence ». Sans être « drastique » comme à Wimbledon, Forget souhaite imposer un « style Roland-Garros » facilement reconnaissable. « L’idée, c’est que, dès que tu vois une photo, tu dises : «Ah ça, c’est Roland.» Exactement comme c’est le cas à Wimbledon ».

Cette année, la tenue de Serena Williams a beaucoup fait parler. L’Américaine a porté une combinaison moulante en raison de problèmes de circulation sanguine. Bernard Giudicelli, président de la Fédération française de tennis (FFT), a déclaré dans Tennis Magazine que « cette tenue ne sera plus acceptée ». Serena Williams, pour sa part, a tenté de déminer le terrain. « Je suis sûre qu’on va parvenir à un accord et que tout sera OK. Ce n’est pas quelque chose de grave ». C’est le moins qu’on puisse dire.