X
    Categories: A la uneTops/flops

Les tops/flops de la semaine : retours et sanctions

La Française Marion Bartoli (à gauche) a annoncé son retour à la compétition après plus de quatre ans de retraite sportive ; tandis que la Slovène Teja Gregorin (à droite), contrôlée positive à un stéroïde anabolisant, a été disqualifiée des Jeux de Vancouver de 2010.

Découvrez les tops et les flops du sport au féminin de la semaine.

La biathlète slovène Teja Gregorin a été disqualifiée des Jeux Olympiques de Vancouver en 2010 après la réanalyse d’échantillons prélevés à l’époque et ayant révélé la présence d’un stéroïde anabolisant, le GHRP-2 M2. Pour rappel, l’athlète aujourd’hui âgée de 37 ans, avait notamment terminé 5e de la mass-start et 8e du relais ; elle est également médaillée de bronze de la poursuite des JO de Sotchi en 2014, médaille qu’elle conserve.

La ministre des Sports Laura Flessel a reconnu l’existence d’un «dysfonctionnement» dans les mécanismes de protection des jeunes sportifs contre le violences sexuelles après que Mediapart ait révélé lundi que la Fédération française de motocyclisme (FFM) n’avait pris aucune mesure contre le patron du centre de moto-cross Mérel Off Road – l’ancien champion Michel Mérel – accusé d’agressions sexuelles et de viols par deux élèves en 2011, et condamné pour les faits d’agressions sexuelles en 2015. Selon Mediapart, la FFM avait pourtant connaissance de l’ouverture d’une procédure à l’encontre dudit patron. Pire : outre son inactivité, la FFM a même renouvelé le label « Site d’excellence sportive » à Mérel Off Road en 2013, puis de nouveau en 2015, faisant du centre de moto-cross et de sa section sport-étude accueillant des jeunes à partir de 14 ans, l’un des établissements les plus côtés de France. Le ministère des Sports, qui n’était pas informé des faits, promet de « passer au crible les procédures sur les mécanismes d’alerte de la part des services déconcentrés d’un côté et des directions techniques nationales de l’autre ».

Heureusement, la semaine du sport au féminin est également marquée par des retours très enthousiasmants pour 2018.

Tout d’abord, la Française Marion Bartoli, qui avait mis un terme à sa carrière en août 2013, après sa belle victoire à Wimbledon, a annoncé mardi dans une vidéo postée sur son compte Instagram qu’elle ferait son retour sur le circuit professionnel en mars pour le tournoi de Miami. La native de Puy-en-Velay, qui avait atteint la 7e place au classement WTA en 2012, a connu un début de retraite compliqué, tourmenté par des problèmes de santé qui lui avaient fait perdre beaucoup de poids. Cet été, Bartoli avait même avoué s’être vu mourir lors du « Tournoi des Légendes » de Wimbledon en 2016. Depuis, elle semble en avoir fini avec le virus contre lequel elle luttait et prête à ouvrir une nouvelle page de sa vie : celle de son retour au tennis professionnel.

Estelle Mossely, première Française championne olympique de boxe, va passer professionnelle en 2018. Elle emboîte le pas à son mari Tony Yoka, champion olympique des poids lourds à Rio, qui compte déjà trois combats (et trois victoires) chez les pros. Estelle Mossely prévoit également de s’entraîner en Californie, tout en conservant un staff et une équipe française. Son premier combat devrait avoir lieu l’été prochain.

Enfin, Serena Williams fera son retour sur les courts le 30 décembre au tournoi-exhibition d’Abu Dhabi. L’ancienne N°1 mondiale du tennis féminin n’a plus joué en compétition depuis le mois d’avril en raison de sa grossesse ; elle a accouché d’une petite fille au mois de septembre. Elle devrait ensuite participer à l’Open d’Australie, dont elle est la tenante du titre [ndlr : elle avait remporté le tournoi du Grand Chelem en janvier dernier, alors même qu’elle était déjà enceinte de quelques semaines].