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Les tops/flops de la semaine : Osaka sacrée, Serena à l’amende

Découvrez les tops et les flops du sport au féminin de la semaine.

TOP N.1 : La Japonaise Naomi Osaka a remporté son premier titre en Grand Chelem samedi en battant l’Américaine Serena Williams en finale de l’US Open à New York. Elle s’est imposée en deux manches 6-2, 6-4 face à l’ancienne N.1 mondiale sur ses propres terres. À 21 ans, Osaka devient la première joueuse nippone à s’imposer sur l’un des quatre tournois majeurs du circuit. Véritable révélation d’Indien Wells, la Japonaise a fait son entrée dans le Top 10 mondial toujours dominé par la Roumaine Simona Halep lundi matin, à la 7e place, progressant ainsi de 12 rangs.

TOP N.2 : L’Autrichienne Jessica Pliz a été sacrée championne du monde d’escalade dans l’épreuve de difficultés samedi à Innsbruck, ville dans laquelle elle réside. Sacrée pour la première fois de sa carrière et devant son public, la championne de 21 ans s’est imposée face à la Slovène Janja Garnbret, qui n’a pas réussi à conserver son titre rempoté lors des Mondiaux 2016 de Paris. La championne du monde 2014, la Sud-Coréenne Kim Jain, complète le podium.

TOP N.3 : L’Américaine Kate Courtney, 22 ans, a été sacrée championne du monde de VTT cross-country samedi à Lenzerheide (Suisse). Au terme des 29,4 km de course, elle a devancé la Danoise Annika Langvad, longtemps en tête, et la canadienne Emily Batty. La Suissesse Jolanda Neff, tenante du titre, lauréate de la Coupe du monde et grandissime favorite à domicile, a échoué à la 4e place. La première Française, Julie Bresset, s’est classée 26e tandis que sa compatriote Pauline Ferrand-Prévot, superstar de la discipline et récente vice-championne d’Europe, dans « un jour sans », a abandonné à mi-parcours.

FLOP N.1 : Serena Williams a écopé d’une amende de 17.000 dollars en raison des trois avertissements qu’elle a reçus lors de la finale de l’US Open samedi à New York. Au cours de son match perdu contre la Japonaise Naomi Osaka (6-2, 6-4), l’ancienne N.1 mondiale a été successivement avertie pour « coaching » (4.000 dollars), « bris de raquette » (3.000 dollars) et « insulte » (10.000 dollars). Tout a commencé au début de la seconde manche (à 1-0, 40-15 service Osaka), lorsque Serena Williams a été réprimandée pour « coaching », interdit en match : l’arbitre de chaise, le Portugais Carlos Ramos a vu un geste de son entraîneur Patrick Mouratoglou qu’elle n’a pas perçu. S’en était suivi un échange musclé qui s’est envenimé au changement de côté : « C’est incroyable. Je n’ai pas reçu de coaching. Je n’ai jamais triché de ma vie. Vous me devez des excuses », avait rétorquée, outrée, l’Américaine qui fêtera ses 37 ans le 26 septembre prochain. Mais c’est après un second avertissement, pour « bris de raquette » cette fois-ci, que Serena Williams est réellement sortie de ses gonds, qualifiant l’arbitre de « menteur » puis de « voleur ». Des propos qui lui vaudront un troisième avertissement, synonyme de jeu de pénalité, une sanction rare à ce niveau. Deux jeux plus tard, la Japonaise Naomi Osaka scellait l’issue du match et privait Serena Williams d’un 24e titre record en Grand Chelem.

FLOP N.2 : Nouvelle polémique dans l’affaire Nassar… La directrice générale de la Fédération américaine de gymnastique (USA Gymnastics), Kerry Perry, a démissionné mardi après seulement neuf mois en fonction. C’est l’affaire Nassar, l’un des plus graves scandales sexuels de l’histoire du sport américain, qui a eu raison de la dirigeante. En effet, en début de semaine dernière, USA Gymnastics avait nommé Mary Lee Tracy au poste de coordinatrice de haut-niveau (entraîneur principal). Mais cette promotion est mal passée auprès des victimes de Nassar, ce médecin qui a abusé sexuellement des centaines de jeunes gymnastes pendant deux décennies, Mme Tracy ayant publiquement affiché son soutien à l’ancien praticien de l’équipe nationale des États-Unis au moment de l’explosion de l’affaire en 2016. Devant l’indignation, USA Gymnastics est revenue sur sa décision, après un certain flottement. Cela avait d’ailleurs incité la nouvelle directrice générale du Comité olympique américain, Sarah Hirshland, a taper du poing sur la table et à réclamer une nouvelle refonte de la direction.