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Jeux de la Francophonie : voici quatre superbes championnes

Elles ont brillé lors des Jeux de la Francophonie à Abidjan en 2017, ou à Nice en 2013. Faisons connaissance avec quatre superbes championnes. 

Extrait du magazine WOMEN SPORTS N.15 de janvier-février-mars 2020

Rababe Arafi – Maroc (Athlétisme)

Double médaillée d’or sur le 1500 m ! D’abord aux VIIes Jeux de la Francophonie à Nice en 2013, puis aux VIIIes Jeux de la Francophonie à Abidjan en 2017. 

Rababe Arafi est une athlète marocaine de 28 ans née à Khouribga au sud-est de Casablanca, spécialiste des courses de demi-fond. Elle débute l’athlétisme assez tôt. En 2007, elle intègre l’équipe nationale du Maroc pour les Championnats du monde de cross-country. En juin 2012, elle remporte, à la surprise générale, le titre des Championnats d’Afrique de Porto-Novo au Bénin, en 4 min 05 s 80, nouveau record de la compétition. L’année suivante, elle décroche sur cette même distance le titre des Championnats panarabes à Doha, en 4 min 05 s 22. En août, elle atteint les demi-finales des Championnats du monde de Moscou. 

Continuant sur cette dynamique, elle remporte la médaille d’or lors des VIIes Jeux de la Francophonie à Nice, en 2013, avec un chrono de 4 min 18 s 70. En août 2015, Rababe Arafi est à la fois alignée sur 800 m et 1500 m aux Championnats du monde de Pékin. Elle descend pour la première fois sous la barre des 2 minutes sur 800 m, réalisant un chrono record d’1 min 58 s 55, temps qui lui permettra d’accéder à la finale, où elle échouera au pied du podium en 1 min 58 s 90. En 2016, elle remporte sa troisième médaille consécutive sur 1500 m aux Championnats d’Afrique, cette fois l’argent en 4 min 03 s 95 et signe son meilleur temps de la saison. En août, elle participe à ses premiers Jeux Olympiques à Rio de Janeiro, où elle termine 12e de la finale du 1500 m. 

En 2017, elle débute la saison par un second titre aux Jeux de la solidarité islamique. En juillet 2017, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, elle conserve son titre lors des VIIIes Jeux de la Francophonie avec un chrono de 4 min 17 sec, en devançant ses compatriotes Akkaoui Malika et Siham Hilali. Un mois plus tard, elle termine 8e des Championnats du monde de Londres. 

Depuis, elle n’a pas arrêté de récolter des médailles. En 2018, elle ajoute à son palmarès une médaille de bronze lors de la 3e édition de la Coupe continentale d’athlétisme d’Ostrava et une 8e place aux 17es Championnats du monde d’athlétisme en salle. Cette année, elle triomphe dans la deuxième étape de la Ligue de Diamant de Shanghai en remportant la médaille d’or et elle gagne également l’argent aux Jeux africains, tenus au mois d’août au Maroc. 

Elles ont brillé lors des Jeux de la Francophonie à Abidjan en 2017, ou à Nice en 2013. Faisons connaissance avec quatre superbes championnes. 

Rababe Arafi n’arrête pas de récolter des médailles ! (Photo : Pixathlon / Icon Sport)

Geneviève Lalonde – Canada (athlétisme)

Médaillée de bronze lors des VIIes Jeux de la Francophonie à Nice en 2013, Geneviève Lalonde a battu le record du 3000 m steeple aux 18es Jeux Panaméricains 2019. 

Ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme la fusée acadienne ! L’athlète néo-brunswickoise Geneviève Lalonde a battu le record féminin des 18es Jeux Panaméricains qui se sont tenus du 26 juillet au 11 août 2019 derniers à Lima, au Pérou. Tout à son honneur, elle y a décroché la médaille d’or à l’épreuve féminine du 3000 m steeple en un temps de 9 min 41 s 45. Geneviève Lalonde détient donc le nouveau record féminin des Jeux Panaméricains. Elle a dépassé le score de l’athlète américaine Ashley Higginson qui était de 9 min 48 s 12.

Son palmarès, c’est l’aboutissement d’un rêve de petite fille. Depuis son jeune âge, elle s’est toujours entraînée à battre le record des garçons. Elle savait qu’en battant la gent masculine, elle n’en sortirait que très forte dans les épreuves féminines. Pari tenu ! Aujourd’hui, à 28 ans, Geneviève Lalonde est avant tout une athlète emblématique chez elle. Elle détient le record national du 3000 m steeple (9 min 29 s 82) depuis le Shanghai Golden Grand Prix de mai 2019. En 2016, elle a participé aux Jeux Olympiques à Rio, ce qui fait d’elle la première Canadienne à accéder à la finale olympique de steeple-chase. En 2013, Geneviève Lalonde a remporté la médaille de bronze aux VIIes Jeux de la Francophonie à Nice en 2013. Elle a fait un temps de 9 min 53 s 35 lors 3000 m steeple. En 2017, Geneviève Lalonde participe aux Championnats du monde de l’IAAF (Association internationale des fédérations d’athlétisme). Son ambition ? Concourir aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. 

Joseph Emilienne Essombe Tiako  – Cameroun (lutte)

Cette lutteuse camerounaise est médaillée d’or dans la catégorie des moins de 58 kg aux VIIIes Jeux de la Francophonie à Abidjan, en 2017.

Joseph Emilienne Essombe Tiako est une lutteuse camerounaise. Elle fait parler d’elle sur la scène internationale. À 31 ans, elle enchaîne les podiums. Parmi ses dernières réalisations, elle a décroché la médaille d’or dans la catégorie de poids de moins de 53 kg lors de la 12e édition des Jeux Africains à Rabat, au Maroc, en août dernier. Joseph Emilienne Essombe Tiako s’est également démarquée lors des VIIIes Jeux de la Francophonie à Abidjan, en Côte d’Ivoire (2017). Elle y a raflé la médaille d’or dans la catégorie des moins de 58 kg. Lors des VIIIes Jeux, elle a donc été triple médaillée, ayant obtenu une médaille d’or en lutte libre dans la catégorie de poids de plus de 55 kg et jusqu’à 58 kg, et deux médailles en lutte africaine, l’or dans l’épreuve de moins de 60 kg en individuel et le bronze dans l’épreuve par équipes. 

Pour ses performances, elle a été également parmi les primés par la CONFEJES. Joseph Emilienne Essombe Tiako a de nombreuses fois participé aux Championnats d’Afrique de lutte. Elle est cinq fois vice-championne de cette grande manifestation sportive. Entre autres victoires, en mars dernier, elle a obtenu la 2e place lors des Championnats d’Afrique de lutte à Hammamet (Tunisie). La lutteuse camerounaise a aussi obtenu des médailles d’argent aux Championnats d’Afrique de lutte à Marrakech en 2012 et 2017 (moins de 59 kg et moins de 55 kg) et aux Championnats d’Afrique de lutte à N’Djamena en 2013 (moins de 55 kg). Elle a, par ailleurs, remporté des médailles de bronze (moins de 55 kg) aux Championnats d’Afrique de lutte à Tunis en 2014, aux Championnats d’Afrique de lutte à Alexandrie, en 2015 et 2016. 

Ses victoires, elle les dédie à ses proches, ses coéquipières, son entraîneur mais surtout au peuple camerounais. Son goût du défi l’a propulsée dans le rang des lutteuses mondiales. Parmi ses temps forts, la lutteuse camerounaise a disputé les Jeux Olympiques d’été à Rio de Janeiro en 2016, où elle a été classée 16e. Elle a également participé aux Jeux de la solidarité islamique à Bakou, en 2017, et aux Jeux du Commonwealth au Gold Coast, en 2018. Un vrai parcours de combattante ! 

Catherine Beauchemin-Pinard – Canada (judo)

Bronze aux VIIes Jeux de la Francophonie à Nice en 2013 dans la catégorie de poids des moins de 57 kg. 

Catherine a commencé à pratiquer le judo à l’âge de 9 ans avec une amie d’enfance, après avoir lu combien le champion canadien de judo, Nicolas Gill, était épris de ce sport. Née dans une famille de trois enfants, à cet âge, elle était la seule qui ne pratiquait pas un sport. Elle a ainsi trouvé son sport à elle, différent des sports pratiqués par ses frères. En 2013 et en 2014, elle a participé aux Championnats du monde Juniors et remporté à chaque fois une médaille, une d’argent en 2013 et une de bronze en 2014. Elle était la seule judoka canadienne ayant obtenu deux médailles à cette compétition.
L’année des Jeux de la Francophonie de 2013 (Nice), elle commence aussi à participer aux compétitions Seniors et remporte le titre de championne canadienne. L’année d’après Jeux était prolifique pour elle, en lui apportant plusieurs médailles, dont trois d’or aux Championnats panaméricains de San Salvador, au Grand Prix de Mongolie et au Grand Chelem de Russie.

Catherine Beauchemin Pinard veut participer aux prochains Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Les sélections auront lieu en mai. (Photo by Aude Alcover/Icon Sport)

En 2015, elle tente sa chance aux Championnats du monde Seniors où elle obtient la 5e place, étant la meilleure classée des sportives canadiennes. Une année plus tard, à l’âge de 22 ans, elle était classée en 8e position dans sa catégorie de poids dans le monde, ce qui lui a permis de réussir la qualification pour les Jeux Olympiques de Rio, dans la catégorie de poids de moins de 57 kg. En 2017, elle change de catégorie, en passant à 63 kg, dans laquelle elle concourt présentement. 

Cette année, elle s’est classée de nouveau sur la première marche du podium aux Championnats Panaméricains de Pérou et a également obtenu deux médailles de bronze au Grand Prix de Montréal et au Grand Chelem de Ekaterinbourg. 

Son rêve actuel est de participer aux Jeux de Tokyo 2020 et gagner une médaille. Pour cela, elle doit être classée parmi les 18 meilleures sportives dans le monde dans sa catégorie de poids en mai 2020, moment où les sélections seront terminées. Ses derniers résultats lui permettent d’être optimiste car elle occupe actuellement la 9e position dans le classement mondial dans la catégorie de poids de moins de 63 kg.