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Dopage : suspension maintenue pour Ophélie Claude-Boxberger

La spécialiste française du demi-fond, contrôlée positive à l’EPO en septembre dernier, avait demandé la levée de sa suspension provisoire par le Conseil d’État après que son beau-père et ex-entraîneur, Alain Flaccus, ait avoué l’avoir dopée à son insu pendant son sommeil. Mais la justice a refusé, maintenant la sanction. 

Le juge des référés (procédure d’urgence) du Conseil d’État a rejeté lundi le recours de l’athlète française Ophélie Claude-Boxberger, qui demandait la levée de sa suspension provisoire, effective depuis le 5 novembre dernier, et consécutive à un contrôle antidopage positif à l’EPO réalisé le 18 septembre 2019. La juridiction a estimé que les arguments avancés par la spécialiste du demi-fond « n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de l’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage) […] ». 

« Je repars au fond du trou », a déclaré Claude-Boxberger à nos confrères de L’Équipe. « Cette situation me met de nouveau en difficulté financière avec de nouveaux frais à régler concernant cette requête où je suis déboutée », a-t-elle également réagi sur ses réseaux sociaux. 

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Ce jour, le Conseil d’Etat a rendu sa réponse concernant une requête formulée par mon avocat concernant la légitimité en particulier de ma suspension provisoire compte tenu des faits connus à ce jour. L’institution ne s’est prononcée que sur ce point d’urgence ou non de levée de cette suspension provisoire et a conclue que du fait que je n’avais aucun objectif sportif à court terme, il n’y avait pas d’urgence, ni lieu de lever cette suspension provisoire. Ce n’est pas au Conseil d’Etat de juger de ma suspension définitive sur le plan sportif car c’est l’AFLD qui en a la charge et qui le fera probablement durant ce 1er trimestre, ni sur les avancées de l’affaire concernant mon empoisonnement qui va être traitée par la Justice. Je n’ai donc pas plus d’éléments différents de ce que vous connaissez déjà. C’est un jugement sur la forme mais non sur le fond de cette affaire. Cette situation me met de nouveau en difficulté financière avec de nouveaux frais à régler concernant cette requête où je suis déboutée. En cette période de vœux, je souhaite que cette nouvelle année 2020 puisse enfin m’apporter les réponses définitives sur cette affaire et me permettre de reprendre un cours de vie normale et une activité sportive en vue des échéances importantes estivales avec en point de mire les championnats d'Europe et les Jeux Olympiques de Tokyo. En attendant je vous souhaite à tous une très bonne année.

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Depuis le début de l’affaire, l’athlète Montbéliarde de 31 ans n’a jamais cessé de clamer son innocence. Début décembre, elle avait été entendue par les enquêteurs de l’Oclaesp (Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique) au cours d’une garde-à-vue de 48 heures, au même titre que son beau-père et ancien entraîneur Alain Flaccus. Ce dernier, revenu dans l’entourage sportif de la fille de Jacky Boxberger depuis peu, avait alors avoué l’avoir dopée à son insu, lui inoculant une piqûre d’EPO alors qu’elle s’était assoupie pendant un massage (voir ici). La Franc-comtoise, multiple championne de France, avait ainsi porté plainte pour empoisonnement auprès du Tribunal de grande instance de Montbéliard (Doubs) le 17 décembre.

Sur le plan sportif, l’AFDL a annoncé lors de l’audience que le dossier serait transmis à la Commission des sanctions « ces prochaines semaines ». Ophélie Claude-Boxberger devrait donc être fixée sur son avenir au cours du premier semestre de l’année. Elle espère participer aux Championnats d’Europe l’été prochain à Paris, et aux Jeux Olympiques de Tokyo-2020.