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Blanchie après ses trois «no show», Alizé Cornet sera à Roland-Garros

La Française Alizé Cornet, qui risquait jusqu’à deux ans de suspension pour infraction aux règles antidopage (trois «no show») a été blanchie par le tribunal indépendant de la Fédération internationale de tennis (ITF), a annoncé l’un de ses avocats mardi soir à nos confrères de l’AFP.

Ouf ! Alizé Cornet s’en sort bien. La Française, qui risquait jusqu’à deux ans de suspension pour infraction aux règles antidopage, vient d’être blanchie par le tribunal international de la Fédération internationale de tennis (ITF), a fait savoir mardi soir l’un de ses avocats, Me Gramblat, à nos confrères de l’AFP.

La Niçoise de 28 ans était visée par une procédure disciplinaire depuis le mois de janvier en raison de trois «no show» survenus entre octobre 2016 et octobre 2017, c’est-à-dire trois non-présentations sur le lieu préalablement indiqué aux instances de contrôle. Elle avait été entendue par le tribunal indépendant de l’ITF le 1er mai dernier. Ce dernier a retenu que, lors du troisième contrôle le 24 octobre 2017, «la préleveuse n’avait pas effectué tous les efforts raisonnables pour localiser [Alizé Cornet]», comme l’exige pourtant la règlementation. En effet, ce jour-là, la joueuse était bien à son domicile de Cannes, comme indiqué. La préleveuse a sonné plusieurs fois mais «Alizé ne pouvait rien entendre car son interphone était cassé», a expliqué Me Gramblat qui assurait sa défense aux côtés de son homologue américain, Howard Jacobs. «Elle [la préleveuse] a attendu dehors alors que des gens sortaient de l’immeuble. Elle aurait pu y rentrer facilement (et aller frapper à la porte de la joueuse) si elle avait parler avec l’un des résidents qui sortait».

Sur Twitter, la N°3 Française (32e mondiale) a exprimé son «extrême soulagement». «Savoir que je vais pouvoir continuer à exercer mon métier et ma passion en toute liberté me remplit d’une énergie incroyable», a-t-elle ajouté.

Visé par cette procédure depuis janvier, Alizé Cornet avait continué de jouer sur le circuit WTA mais avait été écartée de l’équipe de France de Fed Cup pour «préparer sa défense». Elle ne s’était pas engagée sur le tournoi de Rome cette semaine de peur d’être exclue en cas de décision défavorable. La Française s’est estimée «ravie» de pouvoir sereinement participer au tournoi de Strasbourg la semaine prochaine (18 – 26 mai), qu’elle a remporté en 2013, et surtout à Roland-Garros (27 mai – 10 juin).

Mais le dossier n’est pas forcément clos pour autant. L’ITF a 21 jours pour faire appel à compter de la date de notification de la décision. Passé ce délai, c’est l’Agence mondiale antidopage (AMA) et l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) qui auront chacune également 21 jours pour intenter un recours en appel.