X
    Categories: A la uneNews / Résultats

Les Trophées Women Sports de l’année 2017

Les trophées Women Sports 2017 récompensent les sportives et femmes qui se sont illustrées dans le milieu du sport cette année. Décernés par la rédaction. © Billion Photos / Shutterstock

La fin de l’année est l’occasion pour la rédaction de Women Sports de décerner ses propres trophées 2017 récompensant les athlètes, équipes féminines et femmes de la gouvernance du sport, pour leurs saisons, leurs performances, leurs exploits sportifs et/ou leur contribution au développement du sport au féminin.

Trophée Women Sports de la « plus belle progression » de l’année : Caroline Garcia

La Française Caroline Garcia a réalisé une fin de saison exceptionnelle : 24e joueuse mondiale en décembre 2016, elle termine l’année 2017 dans le Top 10 mondial du tennis féminin, à la 8e place très exactement. Cette saison, pour la première fois de sa carrière, Garcia s’est qualifiée pour une seconde semaine d’un Grand Chelem à Roland-Garros, avant d’être éliminée en quart de finale par la N°3 mondiale, Karolina Pliskova. Ensuite, à l’automne, elle a remporté coup sur coup les deux plus beaux succès de sa carrière, à Wuhan d’abord, puis à Pékin, balayant sur son passage les meilleures joueuses de la WTA notamment l’Allemande Angelique Kerber, ancienne N°1 mondiale, l’Ukrainienne Elina Svitolina alors N°3 mondial et la Roumaine Simona Halep, future patronne du circuit. Il s’agit de ses deux premiers titres de catégorie Premier Mandatory, équivalent féminin des Masters 1000. Ses succès lui permettent de se qualifier pour le Masters de Singapour, où elle atteint les demi-finales avant de s’incliner face à l’Américaine Venus Williams (5e). Caroline Garcia est la 8e Française de l’histoire à se qualifier pour la finale de la WTA. La joueuse de 24 ans devrait débuter sa saison 2018 à Brisbane en Australie (1-8 janvier).

Trophée Women Sport de la « belle histoire » de l’année : Aurélie Muller

Un an et demi après le douloureux épisode de la baie de Copacabana [ndlr : elle avait été disqualifiée du 10 km nage en eau libre des JO 2016 et privée d’un podium olympique], Aurélie Muller a définitivement tourné la page « Rio ». Dans un reportage tourné pour l’émission Intérieur Sport – écrit et réalisé par Vincent Alix en mars dernier – la nageuse de 27 ans explique comment elle s’est reconstruite en participant au marathon aquatique Santa Fe-Coronda, une course de 57 km dans les eaux rouges et boueuse du Rio-Coronda en Argentine. Un effort de plus de 9 heures qui prouve qu’elle a été « touchée, mais pas coulée ». S’ensuit une victoire en Coupe du monde sur les 10 km d’Abu Dhabi comme un trait définitif tiré sur le passé. Aurélie Muller a fini d’écrire la belle histoire de son « année 0 » en conservant son titre mondial du 10 km nage en eau libre dans le lac Balaton en Hongrie l’été dernier. Elle y a également remporté l’argent sur 5 km et l’or avec le relais mixte 5 km.

Trophée Women Sports de la « saison la plus accomplie » : Olympique lyonnais

Cette année encore, les joueuses de l’Olympique lyonnais ont régné sans partage sur le football français et européen. Elles ont réalisé un 3e triplé Ligue des Champions – Division 1 – Coupe de France. En effet, en mai dernier, les Lyonnaises ont remporté leur 11e titre de championnes de France d’affilée, deux journées avant la fin du Championnat. Le mois suivant, les Rhodaniennes emmenées par leur capitaine Wendie Renard ont conservé la Ligue des Champions au détriment du Paris Saint-Germain, à l’occasion d’une finale européenne 100% française pour la première fois de l’histoire. Les Parisiennes avaient déjà eu à faire au rouleau compresseur lyonnais en finale de la Coupe de France en avril, une Coupe de France qui, depuis 2012, revient sans cesse aux joueuses de Jean-Michel Aulas. À l’issue de cette magnifique saison, l’Olympique lyonnais féminin a été élu meilleure équipe du monde de l’année 2017, après avoir déjà glané ce titre à trois reprises (en 2012, en 2015 et en 2016).

Trophée Women Sports de la « meilleure saison de carrière » : Tessa Worley

La puce du Grand Bornand n’a jamais été aussi géante ! Après deux hivers à se remettre d’une blessure au genou [ndlr : une rupture du ligament croisé du genou droit et une lésion au ménisque intervenue fin 2013], Tessa Worley est revenue au sommet du ski alpin féminin. La saison dernière, en Coupe du monde de géant, la skieuse de 28 ans a signé 3 victoires et 7 podiums en 9 courses, remportant ainsi son premier petit globe de cristal de la discipline. Un triomphe auquel se rajoute une nouvelle couronne mondiale, décrochée lors des Mondiaux de Saint-Moritz en février, quatre ans après son premier sacre sur les pistes allemandes de Schladming en 2013. Elle est la 3e skieuse française à totaliser deux titres mondiaux, après Marielle Goitschel (qui en détient 7) et Fabienne Serrat (2), la première depuis plus de 40 ans (Fabienne Serrat ayant été sacrée en combiné et en géant en 1974, déjà à Saint-Moritz). Une seule récompense manque désormais à l’appel du palmarès de Worley : la médaille olympique. Une lacune qui pourrait être comblée dans quelques semaines en Corée du Sud, à l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang. Du moins, on l’espère de tout coeur !

Trophée Women Sports de « l’exploit » de l’année : Équipe de France de handball

On la disait « imbattable ». La Norvège : reine du handball féminin depuis deux décennies, 27 médailles internationales au compteur, dont pas moins de 12 titres. Mais c’était sans compter le talent, l’envie et la détermination de l’équipe de France qui aura dû inscrire 23 buts (contre 21) et livrer une prestation parfaite du début à la fin de la finale du Mondial 2017 pour faire tomber Reine Norvège de son trône et accrocher une 2e étoile au maillot Bleu, 14 ans après le sacre de 2003. Il s’agit du 3e podium international de suite pour les Françaises après l’argent des Jeux Olympiques de Rio et le bronze de l’Euro 2016. Et l’exploit est d’autant plus beau qu’il intervient quelques mois seulement après le sacre des hommes en janvier dernier, également face à la Norvège. Aucun pays n’avait reporté les deux titres mondiaux la même année depuis l’Union soviétique en 1982. 2017 restera l’année du handball français, incontestablement.

Trophée Women Sports de « la victoire la plus attendue » de l’année : Clarisse Agbegnenou

Elle est en train de se construire l’un des plus beaux palmarès du judo féminin français. Clarisse Agbegnenou, double championne d’Europe (2013 et 2014), déjà sacrée championne du monde en 2014, s’est emparée d’un nouveau titre mondial cette année chez les -63kg. Une médaille d’or internationale qu’elle est allée chercher avec la manière, battant au passage la Slovène Tina Trstenjak, sa bête noire depuis 3 ans et demi. Elle enregistrait contre elle un série de 4 défaites consécutives, toutes en finale : lors du Grand Prix de Zagreb en 2015, au Championnat du monde à Astana en 2015, aux Jeux Olympiques de Rio en 2016 et au Grand Slam de Paris en début d’année. Une victoire qui fait donc du bien à la championne tricolore : « Les compteurs sont remis à zéro. Il y aura sûrement d’autres finales contre elle, mais la série de quatre défaites, c’est fini, j’ai coupé le compteur », a-t-elle commenté après sa victoire. C’est donc l’esprit dégagé que Clarisse Agbegnenou se dirige vers les Jeux Olympiques de Tokyo, en 2020. Avec peut-être, cette fois-ci à la clé, l’or olympique. 

 Trophée Women Sports de « la Frenchie qui va nous manquer en Bleue… » : Céline Dumerc

Un clap de fin et des compteurs bloqués sur des chiffres impressionnants : 14 ans en Équipe de France, 262 sélections – un record absolu pour le basketball français hommes et femmes confondus – et 6 médailles internationales. Le 25 juin dernier, lors de la finale du Championnat d’Europe 2017 à Prague, Céline Dumerc a dit « adieu » au maillot Bleu. La capitaine des Braqueuses quitte l’Équipe de France sur une défaite face à l’Espagne (71-55) mais avec une nouvelle breloque argentée en poche. Une récompense qui vient compléter un palmarès déjà bien rempli : championne d’Europe 2009, médaillée quatre autres fois (bronze en 2011, et argent en 2012, 2015 et 2017) et, surtout, vice-championne olympique à Londres en 2012, un titre qui a propulsé le basketball français féminin sur le devant de la scène. Le tout sur des performances incroyables récompensées par de nombreuses distinctions personnelles, notamment la médaille Robert Busnel, la plus haute distinction de la Fédération française de basketball et, en 2017, le trophée Alain Gilles saluant le meilleur basketteur français de l’année. Mais, la carrière en club de la meneuse de 35 ans, surnommée « Caps’ », n’est pas encore terminée : elle dispute actuellement la Ligue Féminine de Basketball sous les couleurs de Basket Landes pour la 2e année consécutive. L’occasion d’améliorer encore un peu ses statistiques et d’ajouter quelques lignes à un CV déjà impressionnant.

Trophée Women Sports de la « Femme d’influence » de l’année : Laura Flessel

Double championne olympique et sextuple championne du monde d’escrime, spécialité épée, Laura Flessel a été nommée, le 17 mai 2017, ministre des Sports dans le gouvernement Édouard Philippe, sous la présidence d’Emmanuel Macron. Elle a été conservée à ce poste dans le deuxième gouvernement du Premier ministre, annoncé le 21 juin, après les élections législatives. Selon un sondage Ifop réalisé pour le Journal du Dimanche et publié début novembre, Laura Flessel est la ministre la plus populaire du Gouvernement après six mois d’activité avec 68% d’opinions favorables. Dans le classement des ministres les plus efficaces de l’agence Elabe, elle arrive également en 3e position avec 15% des suffrages exprimés (à égalité avec Gérard Collomb, Intérieur), derrière Nicolas Hulot (24%, Transition écologique et solidaire) et Bruno Le Maire (19%, Économie et Finances). Cette année, Laura Flessel, autrefois surnommée «la guêpe» a largement contribué au dossier Paris 2024 qui a entraîné la désignation de la capitale comme ville hôte des Jeux Olympiques d’été en 2024.

 

 

 

 

Partagez cet article