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La dernière mission de Dumerc commence aujourd’hui

La fin en Bleue approche pour Céline Dumerc. La capitaine de l’Equipe de France va disputer ce vendredi son dernier tournoi majeur avec l’Equipe de France. A 35 ans elle se lance un dernier défi et de taille, remporter le championnat d’Europe de basket féminin du côté de Prague en République-Tchèque.

Véritable figure du basket féminin tricolore depuis l’aventure des « Braqueuses », Céline Dumerc met un point final à sa carrière en bleu à l’Euro, à partir de vendredi à Prague. A 35 ans, la native de Tarbes se lance un dernier défi, gagner un dernier championnat d’Europe. Dans un premier temps, c’est à Rio que la meneuse de jeu voulait tirer sa révérence, quatre ans après la finale olympique de Londres qui l’avait révélée auprès du grand public.

Malheureusement une blessure l’avait contraint d’abandonner ses coéquipières. Une dernière en bleu que Céline Dumerc n’a pas voulu vivre. Du coup l’idée de ne pas rester sur cette amère expérience s’est imposée: « Il restait à savoir si j’allais être capable de retrouver mon niveau. Quand je me suis rendue compte que j’avais retrouvé la pêche de mes vingt ans ou presque, j’ai dit à Valérie Garnier (la sélectionneuse) que j’avais envie de continuer« , explique la capitaine à l’AFP.

Le rêve serait pour la championne d’Europe 2009 de finir avec une deuxième médaille d’or autour du cou. Mais compte tenu de la densité du plateau, un cinquième podium d’affilée après le bronze de 2011 et l’argent de 2013 et 2015 serait une magnifique prestation. En Europe, il y a huit ou dix équipes qui peuvent prétendre à la victoire finale, c’est une vraie bagarre et c’est ça qui rend la compétition très excitante comme le pense la meneuse de jeu de l’Equipe de France.

Un nouveau record de sélections

La route de Prague, où les Bleues affronteront la Slovénie dans leur premier match de poule vendredi, a été pleine d’émotions. Pour commencer face au Monténégro vendredi dernier à Villenave-d’Ornon, « Caps » comme on l surnomme a battu le record des sélections avec une 255e cape depuis ses débuts il y a plus 15 ans:« Les distinctions individuelles, ce n’est pas ce qui m’anime, mais celle-là je m’étais autorisée à courir après« , avoue-t-elle.

Dimanche c’est lors de la victoire 65-56 contre l’Espagne à Mulhouse, qu’elle a porté pour la dernière fois le maillot bleu devant le public français, en même temps que son amie Gaëlle Skrela: « Je profite de tous les moments de la vie de groupe, avec les
supporters, avec le staff. J’essaie de ne pas en perdre une miette parce que
je sais que ce sont les derniers
« , indique-t-elle.

En club, Dumerc a eu de belles expériences. Six fois championne de France avec Bourges, elle a goûté au championnat russe avec Ekaterinbourg et même à la WNBA avec Atlanta. Un parcours plein pour une joueuse et capitaine exemplaire autant en sélection qu’en club.

J’ai fais mon temps, je dois laisser la place aux jeunes

« Quand on passe un mois et demi ensemble, quand on est 24 heures sur 24 avec les mêmes personnes, tous les sentiments sont exacerbés. Il y a eu des moments difficiles où on avait l’impression que c’était la fin du monde« , dit-elle, se souvenant de la défaite d’un point en finale de l’Euro-2013, à domicile, contre l’Espagne.

Sa acrrière a atteint son point culminant à Londres, en 2012: « Un moment de bonheur et aussi d’histoire pour le basket féminin français. Les Jeux ont apporté de la lumière sur notre sport« , souligne la gauchère aux 255 sélections avec le maillot national. Après l’Euro, Céline Dumerc retournera dans son équipe de Basket Landes. La date de sa retraite définitive n’est pas encore fixée:« A ce niveau de la carrière, c’est aussi le corps qui dirige« , explique-t-elle.

Celle de ses adieux à l’équipe de France est en revanche bien arrêtée:« Si on vient me supplier, je trouverai toujours des parades pour esquiver. J’ai fait mon temps et il ne faut pas faire la compétition de trop« , plaisante-t-elle. Nul doute qu’elle sera remotivée comme jamais en République-Tchèque dans 2 jours pour écrire encore un peu plus l’histoire du basket féminin.

Greg Zerbone

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